Ce 8 mars, c'est la Journée internationale de la femme. Pourquoi une telle journée?
Peut-être parce qu'aujourd'hui encore, en France, une femme n'est nulle part plus en danger que chez elle: selon les statistiques, une femme a plus de "chance" de se faire violer chez elle, que dans une cité, au milieu de la nuit. En France, 6 femmes meurent chaque mois à cause de la violence conjugale. Peut-être parce qu'une femme gagne en moyenne 25% de moins qu'un homme; peut-être parce que ses droits n'ont jamais été autant contesté depuis ces cinquantes dernières années. Dans une société de marchandisation excessive, la femme est le premier des produits...réfléchissons-y deux secondes: entre la ménagère des années cinquante, toute contente devant sa machine à laver, et celle qui se trémousse toute nue aujourd'hui devant la même machine à laver, quelle différence, sinon que le message publicitaire insiste sur une double aliénation de la femme, réduite aux tâches ménagères mais aussi aujourd'hui sexuelles. Ne nous méprenons pas, il ne s'agit pas de mettre en cause son droit à la sexualité; mais soyons réalistes, ce genre de message libidino-publicitaire ne s'adresse-t-il pas en premier lieu aux hommes? Que dire alors des clips de rap?
Il y a 10 ans, les pré-ados dépensaient leur argent de poche dans les sucreries, aujourd'hui, c'est dans le Candy Shop de 50 Cent.
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